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Numéro Spécial Escargot d’Or

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Avant-propos :
Ce numéro spécial a été conçu suite à un concours gastronomique organisé par le LAMSADE dans les locaux de l’Université le 19 janvier 1996. L’éditorial ci-après indique la genèse du projet. L’enthousiasme et la qualité des productions des participants m’ont amené à proposer de garder trace de cet événement dans le cadre de nos publications. Le règlement de ce concours se trouve en annexe.
Bernard Roy

Editorial :
Tous ceux qui aiment manger et apprécient la gastronomie savent bien qu’un bon repas est d’autant plus réussi que l’on discute de ce que l’on mange (et de ce que l’on aurait pu manger), de la manière de préparer les plats, du choix des vins, ..., bref du plaisir partagé. L’escargot d’or est né d’une discussion à table. C’était une discussion profonde, animée et passionnée mais elle n’était bien évidemment pas centrée sur les bases de données ni sur l’intelligence artificielle et encore moins sur l’aide à la décision. Il s’agissait de convaincre Alexis (et autres réfractaires) que la bonne gastronomie pouvait dépasser les frontières de la Méditerranée. Le LAMSADE étant un melting-pot culturel, la discussion a mis en évidence le caractère universel de la bonne cuisine. Effectivement, la gastronomie fait partie intégrante de la culture de chacun, que ce soit ce que l’on mange, comment on le prépare ou comment on le déguste : dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es...
A ce point de la discussion, Vincent a proposé de soumettre à une validation empirique les points laissés en suspend dans la discussion. L’idée d’un concours gastronomique a été mise en avant et nous nous sommes retrouvés chargés de la mise en oeuvre de cette validation empirique. Nous aimerions croire que cette charge nous est revenue du fait de notre attitude scientifique en ce qui concerne la validation mais nous avons quelques suspicions (bien fondées, semble- t-il) que les vraies raisons avaient trait au refus catégorique d’Alexis de boire le café dans un gobelet en plastique et au nombre de plats sur nos plateaux Sogeres. Encore une preuve de l’irrationalité des décisions...
Le passage du concept à la réalisation a été facile vu l’adhésion massive et immédiate de tout le LAMSADE. Ce fut une soirée magnifique, on a très bien mangé, bien bu et on a pu vérifier que la gastronomie était effectivement universelle. Mais comme dans toute entreprise scientifique, on a obtenu des résultats inattendus. Il a été prouvé que le potentiel culinaire du LAMSADE surclassait (au sens classique d’une relation de surclassement) son potentiel scientifique (déjà de bonne tenue). Nous souhaitons remercier l’Université Paris-Dauphine et son Président pour avoir soutenu l’idée ainsi que la Sogeres et son personnel pour son aide efficace. Merci aussi à tous les concurrents qui nous ont régalés et au jury pour sa responsabilité, son engagement et sa droiture. Enfin merci à José Figueira pour son aide morale et matérielle dans l’organisation et à tous les dégustateurs pour avoir su apprécier jusqu’à la dernière bouchée.
Dans cette aventure, on ne s’est jamais senti seuls, en particulier grâce à notre adhésion matérielle et spirituelle à l’ "international slow food movement" et à son manifeste : "... en ce monde caractérisé par la vitesse, l’efficacité et la frénésie, nous privilégions la lente appréciation des plaisirs matériels...". Longue et lente vie à l’escargot d’or.

Vincent Mousseau, Alexis Tsoukias